«Visible et placée judicieusement, une station de collecte devient un réflexe.»

Pascal Simonetto, responsable des ventes, chargé du développement du réseau de points de collecte
9 juin 2026

Collecter le PET là où la bouteille est consommée

«Sur le chemin du travail, pendant la pause de midi ou durant les loisirs, une part croissante du recyclage du PET se déroule désormais hors du domicile.» Pascal Simonetto, responsable des ventes, chargé du développement du réseau de points de collecte, explique pourquoi l’espace public est devenu un maillon essentiel du cycle de collecte et de recyclage et comment les communes l’intègrent progressivement dans leur stratégie de développement durable.

 

Il est midi au centre-ville de Lausanne. Des gens pressent le pas dans les ruelles ou avalent leur repas sur le pouce. Quelqu’un dévisse rapidement une bouteille à boissons en PET avant de poursuivre son chemin. Moins d’une heure plus tard, elle est vide. Y a-t-il une station de collecte sur le trajet? Si oui, le bon geste devient une évidence. Si non, la bouteille finit dans une poubelle ordinaire, voire à même le sol. C’est précisément cette question qui occupe Pascal Simonetto au quotidien. Depuis le bureau romand de PET-Recycling Schweiz, il accompagne, avec son équipe de terrain, les communes suisses dans la mise en place et l’optimisation de leurs infrastructures de collecte publique. Il le dit sans détour: «Une grande partie des bouteilles à boissons en PET est consommée hors du domicile. Sans aménagements adaptés, elles finissent dans les déchets résiduels ou parfois au sol. En définitive, il s’agit de matière valorisable qui disparaît définitivement du cycle de recyclage.»

L’essentiel dans la vidéo

Placer les stations là où la consommation a lieu

Le choix de l’emplacement est déterminant. «Les communes s’appuient sur leurs responsables de la propreté urbaine et chefs de secteur, qui connaissent parfaitement le terrain, les flux de personnes et les habitudes de consommation en déplacement», explique P. Simonetto.  
«Les stations sont installées là où elles sont utiles: places et jardins publics, rues piétonnes, bords de lacs et de rivières, installations sportives.» Petites communes comme grandes villes s’appuient avant tout sur l’observation. La logique reste la même: placer les stations exactement là où les gens consomment leurs boissons.

 

Des réticences qui s’atténuent avec l’expérience

Les réticences existent, et elles sont compréhensibles. «La première inquiétude que nous entendons concerne la charge de travail supplémentaire pour les services de voirie», reconnaît Pascal Simonetto. «Et c’est vrai qu’il y a un surcroît d’organisation au départ.» Une fois les premiers ajustements effectués, ces contraintes s’atténuent. Les stations implantées et dimensionnées de manière cohérente s’intègrent aux tournées existantes. Les volumes collectés deviennent prévisibles. Le littering diminue dans les zones équipées, ce qui réduit le temps passé au nettoyage manuel. «À moyen terme, le coût net est modéré, voire neutre dans certains cas», résume-t-il.

Ce qui ressort régulièrement des observations sur le terrain, c’est la constance avec laquelle les gens adoptent le bon réflexe. Lorsqu’une station de collecte est visible, accessible et clairement identifiée, ils l’utilisent naturellement. «Les gens se comportent comme à la maison», observe P. Simonetto. «Ils déposent leur bouteille au bon endroit, simplement parce que la solution est à portée de main.» Ce constat a été confirmé scientifiquement: l’étude menée par l’IGSU en collaboration avec la FHNW a démontré que les points de collecte bien visibles font partie des mesures les plus efficaces contre le littering.

 

Un réseau qui se construit, commune par commune

Le tri des déchets en déplacement répond à un besoin croissant de la population. De leur côté, les communes considèrent désormais ces infrastructures comme une composante importante de leur stratégie environnementale. «Le réseau se développe progressivement, commune après commune, emplacement après emplacement», conclut Pascal Simonetto.  
«Merci aux communes engagées et aux équipes qui font vivre ces infrastructures au quotidien – leur travail crée dès aujourd’hui les réflexes de demain.»

«Visible et placée judicieusement, une station de collecte devient un réflexe : les gens font le bon geste quand elle est immédiatement accessible.»

Pascal Simonetto –
Responsable des ventes, chargé du développement du réseau de points de collecte